Première partie.
_______________Les vacances arrivèrent enfin dans la commune de Magdeburg. Les élèves sortaient du lycée un par un, laissant exprimer leur joie. Les amis se serraient dans les bras en se souhaitant des « Joyeux Noël et bonnes vacances ». Mais Bill et Andreas, non. Eux, ils avançaient vers chez eux. De toute façon, ils se reverraient tous les jours pendant les vacances, alors à quoi bon faire comme les autres ? Et vous devez sûrement vous demander comment à évoluer la relation Bill – Tom, mh ? Et bien, Bill a arrêté de foutre le bordel en cours. Mais n'a pas commencé à bosser. Ou alors ses efforts n'ont pas encore été remarqués. Bref. Ils ne se parlent pas pour autant.
_______________Revenons-en à nos meilleurs amis. Bill arriva enfin chez lui, et Andreas l'abandonna avec, pour indications : « Demain, 14h00, à la fontaine ? ». Bill rentra chez lui, et laissa tomber son sac par terre pour les deux semaines à venir. Il alla directement au radiateur du salon, et laissa son regard vagabonder par la fenêtre. Demain, c'est Noël. Demain. Certains pourraient se réjouir, se dépêcher d'aller acheter les cadeaux, ou encore appeler les proches pour confirmer leurs venues à l'immense fête qui se préparait... Bill ne faisait rien de tout ça. Il ne se réjouissait pas du tout, il allait passer Noël dehors. Se dépêcher d'aller acheter des cadeaux ? Ses propres parents ne se dépêcheront pas. Ils n'en achèteront pas du tout d'ailleurs. Appeler les proches... Genre il y allait avoir une fête chez les Kaulitz... N'importe quoi ! Il soupira un coup et alla se coucher. Oui, il était fatigué. Et oui, il se coucherait à 17h30, un vendredi soir. Et alors ?
_______________Le lendemain matin, les meilleurs amis que nous connaissons désormais bien, se rejoignirent en effet à la fontaine, à 14h30 précises. Ils se saluèrent et prirent place au parc, sur un banc. Bien sûr l'après-midi passa assez rapidement. Ils discutèrent de Noël, des futurs cadeaux d'Andreas, de leur journée de demain... Et c'est à 18h30 qu'Andreas fut contraint de rentrer chez lui pour préparer la fête de ce soir. Bill raccompagna Andreas et partit. Il fit un tour de la ville, admirant les vitrines décorées pour l'occasion, ou encore les multiples sapins dressés à quasiment tous les coins de rue. Il s'arrêta dans un magasin de jouet et contempla tout les articles, sans exception. Il se mit à penser à son futur lorsque, en sortant du magasin, il percuta et tomba. Une main se dressa alors devant lui et, lorsqu'il releva la tête, vit son bien-aimé professeur de sport. Il se releva et lui lança un regard noir.
- Bonsoir Bill.
- Salut poulpy.
- Qu'est-ce que tu fais dehors ?
- Rien de particulier. Je marche. Vous ne fêtez pas Noël avec votre famille ?
- Je n'ai plus de famille,
souria-t-il.
- Oh... Merde. Quel con , déso...
- Et toi, ton Noël ?
- Oh, et bien... On peut dire que je n'ai plus de famille non plus. Une petite s½ur seulement.
- Et qu'est-ce que tu as prévu ce soir ?
- En quoi ça te regarde poulpy ?
- Bill, qu'est-ce que je t'ai fais pour que tu me répondes comme ça ?
- Laissez tomber.
_______________Il s'apprêta à partir mais Tom le retint.
- Je ne vais pas te laisser seul dehors. Je t'emmène boire un verre.
- Heu... Non m...
- Et ce n'est pas discutable.
Deuxième partie.
- Et bien si, poulpy, je n'ai pas envie de prendre un « verre » avec toi.
- Bill, viens,
lui dit-il en lui attrapant le bras.- Lâche-moi ! Ce n'est pas parce que je traîne dehors un soir de Noël que tu dois me prendre en pitié.
- Je ne te prends pas en pitié ! J'essaye de t'aider !
- Est-ce que j'ai l'air d'avoir besoin d'aide ?
- Oui.
- Et bien tu te trompes. Maintenant, fais-moi le plaisir de me lâcher !
- Pourquoi refuses-tu ?
- Toi, prof. Moi, élève.
- Et... ?
- Y'a comme un truc qui va pas, tu crois pas ?
- Bon, Bill. De un, si je suis ton prof, t'arrêtes de me parler comme ça.
- LÂCHE-MOI !
- Non !
_______________Bill se vit alors obligé de rendre visite à la joue de Tom par l'intermédiaire de son poing. Le dreadé se retrouva à terre. Bill, se rendant compte de ce qu'il avait fait, partit en courant. Tom se releva alors le plus vite qu'il pût et essaye de le rattraper, en vain. Aucun androgyne dénommé Bill à l'horizon. Il partit alors du magasin, les mains dans les poches et la tête baissée. D'accord, il avait déjà connus des élèves difficiles en seulement 1 an de service en tant que remplaçant. Mais quelqu'un comme Bill, jamais.
- Qu'il aille se faire foutre,
dit-il en shootant dans un caillou._______________Bill s'était arrêté devant chez lui, prêt à rentrer. Une fois à l'intérieur de l' « enfer », comme il appelait si bien sa maison, il monta directement dans la chambre de sa s½ur. Pas là. Dans la sienne ? Non plus. Il fit les autres pièces de l'étage et descendit au rez-de-chaussée. Elle était assise à même le sol, jouant avec ses poupées en morceaux.
- Bill ! Bill !
réclama-t-elle.- Salut p'tite puce.
_______________Il la prit dans ses bras et lui embrassa le front. Il tourna alors la tête vers le canapé où son père dormait, affalé comme... Une merde. Il soupira, tout en se demandant où pouvait être sa mère. Il alla alors dans la cuisine et sa mère était bien là, assise en train de feuilleter des papiers.
- Qu'est-c'tu fais ?
- Papiers d'adoption et d'émancipation.
- Pardon ?
- Tu as très bien entendu, ne me fais pas répéter.
- Non mais ça va pas la tête ?
cria-t-il en posant sa s½ur sur une des chaises.- Ne me dis pas que tu ne rêves pas de partir d'ici.
- Mais... Pourquoi ? Et tu ne comptes pas faire adopter Lily quand même ?
déclara-t-il, les larmes aux yeux.- Si. Vous êtes plus une corvée qu'une famille.
- Co... Comment tu peux dire ça ? Vous avez décidé d'avoir des enfants, non ?
- Oh, si j'avais su... Je n'aurai jamais fait cette connerie.
- Alors, on est des conneries pour toi ?
- Oui.
- Comment tu peux dire CA ? C'est vous les conneries, ces putains d'erreurs dans ce monde. Vous devriez même pas exister, l'autre bourré et toi !
- Bill, arrête de me parler comme ça,
dit-elle en se levant.
- Ne m'approche même pas, t'es qu'une salope.
- Si tu n'arrêtes pas tes provocations TOUT DE SUITE, ça va mal aller.
- Pourquoi tu veux que j'arrête, hein ? La vérité te fait trop mal, peut-être ?
- BILL ! Je t'aurai prévenue.
- Quoi ? Qu'est-ce que tu...
_______________L'androgyne n'eut même pas le temps de terminer sa phrase que sa mère lui mit une gifle. Déconcerté, il tomba à terre. Il leva alors sa tête pleine de larmes vers sa mère et cria :
- SALOPE !
_______________Malheureusement, ou heureusement pour la mère de Bill, son père s'était réveillé et avait entendu un morceau de la conversation. Ce qui lui suffit pour se mêler de la dispute mère-fils.
- Comment tu parles à ta mère, tafiole ?
_______________Un coup de pied dans le ventre. Un autre. Et encore. Ils s'enchaînaient à une vitesse effroyable. Lily criait et pleurait, et sa mère encourageait son père. Il reçut un dernier coup dans la partie intime, et vit ses parents partir. Quelle journée de merde. Il essaya de se relever tant bien que mal, mais le pauvre était à bout de force et peinait à tenir debout. Il s'assit alors sur la chaise, et attendit que tout se calme. Que Lily se calme, surtout.
Désolé pour le retard et pour ce chapitre.
Je me rattraperai, promis.
Merci à Lisa de m'avoir aidée.
Bisous all <3